Des millions pour la traduction ...
Les gouvernements du Nouveau-Brunswick et du Canada investissent plus de 4 millions de dollars dans l'industrie de la traduction dans la province.
Environ 200 personnes travaillent dans cette industrie. Lawrence Cannon, ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités, a annoncé vendredi une contribution de 3,2 millions de dollars du gouvernement fédéral pour appuyer l'industrie. Hédard Albert, ministre des Ressources humaines et de la Francophonie du Nouveau-Brunswick, a annoncé pour sa part un investissement de 860 000 $. Plus de 3 millions de dollars iront au Centre international pour le développement de l'inforoute en français (CIDIF), à Edmundston.
Ce centre est spécialisé dans le domaine des technologies de l'information et des communications. Les fonds permettront au CIDIF de créer une dizaine d'emplois, faire de la recherche et du développement et créer des services pour l'industrie de la traduction. « Ce qu'on va faire en gros, c'est du transfert technologique, de la recherche-développement, de l'appui surtout à l'entreprise de la traduction en termes de produits comme des mémoires de traduction et des dictionnaires spécialisés », explique Roger Gervais, président-directeur général du CIDIF.
Le gouvernement fédéral accorde 725 000 $ au Conseil de l'industrie de la traduction du Nouveau-Brunswick. Cette somme permettra à l'organisme d'ouvrir un bureau permanent à Campbellton et d'embaucher du personnel. « L'industrie de la traduction dans la province pourra coordonner ses efforts et créer des alliances et des partenariats, afin de faciliter l'expansion des entreprises existantes et la création de nouvelles entreprises.
Ça aura pour effet de maintenir et de créer des emplois rémunérateurs », affirme Yvonne McLaughlin, présidente du Conseil de l'industrie de la traduction. L'argent promis par les deux gouvernements sera investi au cours des trois prochaines années.