Pénurie de traducteurs au Canada
« Il faudrait à peu près 1000 diplômés en traduction chaque année, mais l'ensemble des écoles de traduction en produit à peu près 300 par année », indique Yvonne McLaughlin, présidente de Traduction Nouveau-Brunswick.
Cet organisme a reçu des fonds fédéraux pour trouver des solutions au problème, entre autres, en soutenant les efforts de recrutement d'étudiants en traduction.
« La pénurie est bel et bien là. On ne répond pas à la demande au Nouveau-Brunswick », affirme Martine Cantin, présidente sortante de la Corporation des traducteurs, terminologues et interprètes du Nouveau-Brunswick.
Mme Cantin ajoute que des contrats de traduction sont confiés à des gens qui ne possèdent pas la formation requise. Certaines entreprises, de plus, vont tout simplement chercher les services ailleurs. « Ils envoient beaucoup de documents à faire traduire à l'extérieur de la province », dit-elle.
| « | La grande difficulté, c'est que la traduction est un métier qui n'est pas connu. - Frédéric Grognier, directeur du département de traduction de l'Université de Moncton | » |
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Frédéric Grognier souligne que l'Université de Moncton a redoublé d'efforts pour recruter des étudiants dans les écoles secondaires, mais que les obstacles à surmonter sont nombreux. « On n'a pas toujours accès à des étudiants dont les compétences linguistiques, surtout en français, sont très fortes », précise-t-il.
Pourtant, le métier de traducteur offre d'intéressantes perspectives. « Ce sont des emplois nombreux, bien rémunérés, qui permettraient aux étudiants de rester dans la province », indique M. Grognier.
L'Université de Moncton a préparé une vidéo promotionnelle pour ce choix de carrière. Des représentants de l'industrie rencontreront bientôt des membres du gouvernement à ce sujet.