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Dimanche 6 avril 2008
Un dictionnaire de traduction arabo-finlandais, réalisé par la chercheuse marocaine Maria Hilali, a été publié dernièrement à Helsinki.

Ce dictionnaire a été crée dans le cadre de la coopération entre l'association de la littérature finlandaise et l'Institut finlandais des études sur le Moyen Orient domicilié à Damas.

Ce nouveau dictionnaire de 592 pages contient plus de 30 mille mots arabes traduits au finlandais. Un autre dictionnaire de traduction finlandais - arabe a été réalisé précédemment par l'ancien ambassadeur égyptien en Finlande Mohamed El-Mehdi.
par ActivAction Europe publié dans : Actualité
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Samedi 5 avril 2008

Dans une récente réponse ministérielle (actualité du 1/04/08), le ministère du Travail avait assuré avoir pris les mesures nécessaires pour aider la profession des traducteurs de brevets d'invention à faire face à la baisse de chiffres d'affaires qu'ils enregistrent depuis l'annonce de la ratification par la France de l'accord de Londres, lequel dispensera les déposants à compter du 1er mai prochain, de l'obligation de traduire leur brevet.

En effet, un brevet rédigé en français sera valable en Europe sans que la partie la plus volumineuse du brevet (la description de l'invention qui constitue le coeur juridique du brevet) ne soit traduite en anglais ou en allemand. Les revendications du brevet resteront, elles, disponibles dans les trois langues de l'OEB (Organisation Européenne des Brevets) : le Français, l'Anglais et l'Allemand. Les titulaires de brevets européens n'auront plus à produire une traduction du fascicule du brevet européen lorsque le brevet aura été délivré pour des Etats parties à la CBE qui sont également parties à l'accord de Londres et qui ont une langue de l'OEB comme langue officielle (allemand, anglais ou français). Lorsque ce n'est pas le cas, le titulaire du brevet ne devra produire une traduction complète du fascicule du brevet dans la langue nationale, que si le brevet n'est pas disponible dans la langue de l'OEB prescrite par l'Etat concerné. Actuellement 93% des brevets européens sont déposés en anglais ou allemand, et seulement 7% en langue française. Avec le régime actuel des trois langues officielles, la totalité des brevets européens sont traduits en français, alors qu'à compter du 1er mai, seulement 7% devraient l'être : d'où l'ampleur du malaise !

Compte tenu de ces changements, l'activité des traducteurs depuis plusieurs mois se trouve considérablement réduite et de nombreux licenciements économiques sont en cours, s'ils n'ont pas déjà eu lieu. Quant aux mesures d'accompagnement annoncées par le Gouvernement pour aider les traducteurs et professionnels connexes, elles semblent nettement insuffisantes.

Selon l'Association des professionnels de la traduction des brevets d'invention (APROBI) et l'Association pour le droit à l'information en français (ADIF), qui ont tenu à réagir aux propos trop rassurants du Ministère du travail, "les mesures proposées par le Minefe, et plus particulièrement la Direction générale de l'emploi, ne débouchent sur aucune possibilité de reconversion", soit par ce qu'elle est quasiment impossible financièrement, économiquement et structurellement (comme pour la veille technologique et la traduction des normes Afnor), soit par ce que les mesures, y compris sur le plan social et fiscal, sont insuffisantes pour avoir un effet positif (ex : publication d'une liste des traducteurs sur le site Internet de l'INPI sachant qu'elle est ouverte à tout traducteur y compris ceux de la CE).

Pour les professionnels concernés qui se sentent abandonnés par les pouvoirs publics, les "mesures prises par le Minefe (...) sont totalement inconsistantes dans la pratique". Ils souhaitent qu'au plus vite le Gouvernement organise une médiation pour établir un véritable plan social au niveau national.

par ActivAction Europe publié dans : Actualité
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Vendredi 4 avril 2008

Le Pentagone expérimente au Moyen-Orient des logiciels de traduction vocale. Et IBM s'apprête à vendre des services en ligne.

Yuqing Gao n'en revient toujours pas de la belle histoire qui lui est arrivée. Cette chercheuse d'origine chinoise peaufine depuis des années ses algorithmes de reconnaissance vocale chez IBM. En 2001, elle participe à l'appel d'offres que l'industriel propose à ses scientifiques. Face à l'écrémage de cette compétition, dix lauréats sur des milliers de propositions, Yuqing Gao ne se fait pas d'illusions avec son projet de traducteur simultané. Pourtant, la proposition décroche le soutien d'IBM. L'industriel mise sur l'originalité de l'approche face à cette problématique complexe. Contrairement à la majorité des approches linguistiques des années 1990, les chercheurs privilégient désormais une méthode statistique. « Les linguistes ont essayé de modéliser toutes les règles des deux langages à traduire. Cette méthode s'est avérée beaucoup trop lourde et elle demande beaucoup d'experts du langage. Nous avons opté pour la corrélation de couples de phrases, c'est dix fois moins long à réaliser », explique-t-elle.

Cette technique n'a pu éclore que depuis quelques années, la capacité de calcul n'était pas suffisante auparavant.

Son projet profite alors d'un coup de pouce inattendu. L'agence de recherche militaire américaine Darpa entend parler du projet et propose de le financer. Le 11 septembre 2001 est passé par là, le Pentagone cherche un moyen de se faire comprendre au Moyen-Orient, où ses troupes sont engagées. IBM pensait travailler sur la traduction de l'anglais vers le mandarin, le marché le plus prometteur. Finalement, Yuqing Gao et son équipe voit l'arabe passer en tête des priorités... langue qu'elle se résout à apprendre.

La Darpa engage sur le sujet une compétition et sélectionne deux autres équipes dirigées par BBN et SRI International, chaque société s'appuyant sur des laboratoires universitaires. Les militaires déboursent 50 millions d'euros par an avec deux objectifs. A court terme, ils veulent évaluer sur le terrain l'état de l'art de la traduction. A l'horizon 2010, la Darpa fixe comme cap aux chercheurs d'atteindre un taux de traduction de 90 à 95 %. D'après les évaluations du National Institute of Standards and Technology, les meilleurs logiciels dépassent aujourd'hui 70 % de précision.

Quiproquos assez longs

Chez les militaires, la Darpa n'est pas la seule agence à s'intéresser. Le commandement des opérations spéciales Ussocom travaille, lui, en direct avec la société VoxTec. Elle a conçu des boîtiers spécifiques de traduction automatique qui sont déployés en Irak. Un logiciel de traduction fait appel à six composants pour franchir cette course d'obstacles périlleuse : le logiciel doit interpréter la voix et la transformer en texte, traduire la phrase obtenue et puis dicter le texte traduit. Dans chaque sens. Les chercheurs d'IBM ont enregistré la diction de centaines de personnes en anglais et en arabe. « Nous avons varié les âges des personnes ou les accents. Chacun était invité à lire des phrases rédigées ou à s'exprimer librement. Nous avons ensuite traduit toutes leurs paroles », explique Yuqing Gao. Aux cas litigieux de reconnaissance vocale, les chercheurs ont associé des contextes définis par des logiques mathématiques. « Ice cream » (glace) et « I scream » (je hurle) sont, par exemple, évoquées dans des phrases très différentes mais une traduction approximative peut provoquer des quiproquos assez longs, surtout dans l'ambiance tendue d'un check- point ou d'un interrogatoire.

« Notre traduction de l'arabe marche très bien, les militaires en sont satisfaits », assure Yuqing Gao. Le système comprend des centaines de milliers de phrases et 100.000 mots. Le logiciel a été installé dans des ordinateurs portables militarisés et équipés de micros. Un millier d'assistants personnels dotés du logiciel ont aussi été distribués en Irak. Mais il a fallu fortement alléger le logiciel pour l'adapter au manque de mémoire et de capacités de calcul de l'appareil. Sur ordinateur, la traduction est immédiate, mais sur PDA deux secondes de décalage sont encore nécessaires.

Résultats mitigés

Testé au laboratoire, le système est assez bluffant. Il n'est pas exempt d'erreurs, mais il sait en corriger certaines. S'il ne parvient pas à identifier un mot, en cas de mauvaise prononciation par exemple, il propose une alternative. Pour plus de fiabilité, le logiciel propose systématiquement deux traductions qui sont affichées en texte sur l'écran, en même temps qu'elles sont prononcées. Sur le terrain, les résultats sont plus mitigés. D'après des témoignages de soldats cités par le « Washington Post », les premiers appareils testés sur le terrain ne donnent pas satisfaction.

En parallèle à l'arabe, Yuqing Gao a bien avancé dans la traduction du couple anglais-mandarin, sa langue maternelle. D'autres langues très parlées comme l'espagnol ou le japonais sont prévues. Mais la prochaine traduction la plus attendue est le perse, demandée avec une suspecte insistance par le Pentagone. L'équipe d'IBM a déjà défriché le sujet à l'été dernier. La Darpa leur a proposé pour exercice de réaliser un traducteur élémentaire en trois mois, histoire de voir s'il est possible de concevoir rapidement un tel système en partant de zéro. L'exercice sera bientôt renouvelé mais la langue qui intéresse le plus le Pentagone reste un mystère. Une affaire à suivre, donc, sur le plan géopolitique.

Le système ne servira pas que les militaires, puisque IBM envisage de commercialiser prochainement cette technologie. Il ne sera pas disponible sous forme de logiciel, mais en tant que service. Le groupe discute avec des opérateurs de téléphonie mobile ou des services de téléphonie IP.


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Mercredi 2 avril 2008
Cet après-midi l'avion spécial qui transporte la Flamme des JO de Beijing a atterri dans la première ville du relais international de la XXIXe olympiade, la ville d'Almaty au Kazakhstan. Le relais proprement dit y débutera le 2 avril à midi.

A 13h10, l'avion spécial de la Flamme olympique se posait sans encombre à l'aéroport d'Almaty, où une cérémonie d'accueil organisée par le gouvernement local l'attendait avec impatience. A 13h15 exactement, le vice-président exécutif du Comité organisateur des JO de Beijing (BOCOG) Jiang Xiaoyu sortait de la cabine de l'appareil, tenant à bout de bras la veilleuse où est conservée la Flamme olympique. Cette double apparition a provoqué un tonnerre d'applaudissements sur le tarmac.

Quatre jeunes Kazakhes harnachées en costumes folkloriques se sont alors précipitées à la rencontre de leur illustre hôte chinois et des membres de sa délégation, à qui elles ont offert de magnifiques bouquets de fleurs. Attendri, Jiang confiait là-dessus la précieuse lampe à la garde des édiles locaux.

Le relais dans « la ville des pommes » se fera sur une distance de 19km. 80 relayeurs, dont le maire de la ville et plusieurs athlètes kazakhs connus, y participeront.

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Mercredi 2 avril 2008
Samedi, à Pontivy (56), Jean-Yves Le Drian a appelé de ses vœux l’ouverture de nouvelles classes bilingues, lors de l’assemblée générale de l’Office de la langue bretonne (Ofis).

Le nouveau statut de l’Office de la langue bretonne va-t-il ouvrir une porte à la création de nouvelles classes bilingues ? C’est du moins ce qu’espèrent les bretonnants membres de l’Ofis ar brezhoneg et ce dont semble convaincu le président du conseil régional Jean-Yves Le Drian. Créé en 1999, l’Ofis était jusqu’alors une association placée sous la loi de 1901. Désormais, celle-ci va se muer en Établissement public de coopération culturelle. « Ce statut permettra de mieux coordonner le développement de la langue bretonne, selon le directeur de l’Ofis, Fulup Jakez. Pour la première fois, l’Ofis fédérera État, Région et Départements ».
Renouveler le nombre de locuteurs
Une nouveauté qui pourrait permettre, selon les adhérents et le président Le Drian, « d’aborder plus directement avec l’État la question de la programmation des ouvertures de nouvelles classes bilingues ».
L’enjeu est de taille pour les bretonnants. Il s’agit de maintenir et surtout de renouveler le nombre de locuteurs. Rappelons que Jean-Yves Le Drian avait exprimé en 2004, lors de sa prise de fonction, sa volonté de voir le nombre d’élèves apprenant le breton passer de 10.000 à 20.000 sous son mandat. Objectif qui paraît aujourd’hui inaccessible.
Des logiciels en breton
À l’occasion de son assemblée générale, l’Ofis a enfin réaffirmé la poursuite de ses actions lancées en 2007. Il espère ainsi voir le nombre de communes signataires de la Charte de la langue bretonne dépasser la barre des 80. Le directeur s’est aussi félicité du succès du lancement du spilhennig. Ce petit badge servant de « signe » de reconnaissance aux bretonnants s’est déjà écoulé à plus de 15.000 exemplaires en l’espace d’un an. 2008 verra également le premier module informatique en breton mis à disposition des consommateurs (300.000 mentions traduites). Un accord avec Microsoft permettra en effet aux utilisateurs de Microsoft Office et Vista de disposer de ces logiciels en « version bretonne ».
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