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Jeudi 27 décembre 2007

Vœux du pape à la Ville et au Monde


 

ROME, Mardi 25 décembre 2007 (ZENIT.org) - Benoît XVI a souhaité un heureux Noël au monde, en 63 langues, depuis le balcon central de la basilique Saint-Pierre, la « loggia des bénédictions », avant d'accorder sa bénédiction Urbi et Orbi, « à la Ville et au Monde ».

Un message et une bénédiction suivie par des milliers de visiteurs place Saint-Pierre et des millions d'auditeurs et de téléspectateurs dans 57 Nations, grâce à 89 réseaux télévisés. La messe de Minuit a été diffusée dans 60 Nations grâce à 95 réseaux télévisuels, indique le Conseil pontifical pour les communications sociales.

Noël, héritage culturel et spirituel

A la Ville de Rome, et à « toute la Nation italienne », le pape souhaitait de conserver « l'héritage culturel et spirituel » de Noël en disant: « Que la naissance du Christ apporte à tous la sérénité et la joie, et qu'elle réveille en chacun le désir de témoigner des valeurs de la vie, de la famille, de l'amour et de la paix, évoqués par le grand mystère de l'Incarnation et de la Naissance de Jésus ! Noël est une fête chrétienne qui fait partie du patrimoine spirituel de nos communautés. Puisse la noble Nation italienne conserver cet héritage culturel et religieux pour construire un avenir d'espérance. Bon Noël ! »

Ensuite le tour du monde du pape a commencé par la France, « Fille aînée de l'Eglise », et par les francophones : « Heureuse et sainte fête de Noël ! Que le Christ Sauveur vous garde dans l'espérance et qu'il vous fasse le don de la paix profonde ! », disait le pape.

Benoît XVI a salué les peuples africains parlant kirundi et kinyarwanda en disant: « Gumya umutima mu mahoro! Noeli nziza! »

En Malgache, Benoît XVI disait : « Arahaba tratrin'i Noely ».

Et en Vietnamien : « Chúc mùng giáng sinh ».

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Samedi 8 décembre 2007
Dans quelques jours le blog devrait passer a une version 2, que notre hebergeur fournit. Ce dernier assure que le blog n'en sera pas affecté... Certains utilisateurs assurent avoir eut bien des soucis suite a cette mise a jours. En prevision de soucis de design, nous vous prions de nous excuser pour les soucis que ces changements pourraient engendrer... Nous veillerons a vous restituer un blog au moins aussi bien... les nouvelles fonctionnalites apportées par la Version 2 d'overblog devraient aussi apporter quelques options fortes interressantes pour notre blog.... a suivre...
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Jeudi 6 décembre 2007

Le "protocole de Londres" est en passe d'entrer en vigueur. Signé par Lionel Jospin en 2000, et désormais ratifié sur demande instante de l'actuel gouvernement, il modifie profondément les obligations en matière de traduction de brevets. Les titulaires de ceux-ci vont être dispensés d'en fournir une version dans les langues européennes. Une seule version rédigée soit en français, soit en anglais, soit en allemand sera suffisante - et pourra s'imposer à n'importe qu'elle entreprise française. 93% des brevets déposés en Europe ne seront donc plus accessibles en français. Dans les faits, l'anglais risque bien de voir sa place considérablement renforcée dans les entreprises au détriment du français.

L'Accord sur l'application de l'article 65 de la Convention sur la délivrance des brevets européens, nom officiel du protocole signé à Londres le 17 octobre 2000, est en fait la modification d'un traité international de 1973 fondant l'Office européen des brevets (OEB).

Dans ce système, une entreprise installée dans l'un des 32 pays signataires peut déposer une demande de brevet dans l'une des 3 langues officielles de l'OEB (français, anglais, ou allemand). Dans un deuxième temps, quand le brevet était délivré, en moyenne quatre ou cinq ans après le dépôt, l'entreprise doit faire traduire à ses frais des versions complètes dans toutes les langues nationales des pays dans lesquels elle souhaite que son brevet prenne l'effet.
 
Le changement fondamental introduit par le protocole de Londres consiste à dispenser le détenteur d'un brevet de cette deuxième phase. Désormais, la version française, anglaise ou allemande suffira - et sera donc opposable à une entreprise française, au mépris notamment de l'esprit de l'article 2 de la Constitution ("la langue de la République est le français") qui veut que son titre juridique produisant ses effets en France soit rédigé en français.

Une PME française détentrice d'un brevet sera dispensée de le traduire dans les 22 langues couvrant les 32 Etats membres de l'OEB. Mais, répliquent les adversaires du protocole, elle va devoir à l'inverse faire traduire à ses frais les très nombreux brevets déposés dans une autre langue que le français (allemand ou anglais) pour savoir si l'un d'eux la concerne, puisque, désormais, seuls 7 % des brevets européens seront accessibles à quelqu'un qui ne maîtrise que le français - contre 100 % avant l'entrée en vigueur du protocole.
 
Ce sont avant tout les taxes imposées par l'OEB qui peuvent éventuellement dissuader une petite entreprise de déposer un brevet, et pas les coûts de traduction qui, en tout état de cause, n'interviennent que dans un deuxième temps, une fois le brevet délivré c'est à dire 4 ou 5 ans après son dépôt. Ce n'est pas le cas des taxes de l'OEB qui, elles, sont perçues dès le début du processus. A titre de comparaison, les taxes pour une demande de brevet européen sont d'environ 4 300 euros contre 940 euros pour un dossier équivalent aux Etats-Unis. " Ces chiffres expliquent pourquoi l'OEB essaie de détourner l'attention des taxes officielles excessives en s'acharnant à faire croire que ce sont  les traductions qui sont le facteur coût déterminant du brevet européen !" s'insurge l'Association des professionnels de la traduction des brevets d'invention (APROBI) dont de nombreux emplois sont menacés.

Au final ce sont les mêmes grandes entreprises qui vont sans doute bien davantage profiter de ces nouvelles dispenses de traduction, puisque certaines sont amenées à déposer chaque année des dizaines voire des centaines de demandes de brevet, à l'image de Philips qui a déposé 4425 brevets en 2006 ou de Samsung qui en a déposé 2355. Ces grandes entreprises, étant donné leur caractère multinational, n'auront en outre aucune difficulté à comprendre -et à traduire) les brevets rédigés dans les langues officielles de l'OEB.

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Mardi 4 décembre 2007

Un quart des salariés des entreprises françaises de 20 salariés ou plus sont amenés à pratiquer une langue étrangère à l'occasion de leur activité professionnelle.

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Plus d'un demi-million de salariés français utilisent une langue étrangère au travail, tout en en éprouvant une gêne. Tel est le spectaculaire constat dressé par une enquête de la Direction de l'animation, de la recherche, des études et des statistiques du ministère de l'Emploi (Dares) portant sur les conditions d'activité professionnelle et les carrières. La plupart des résultats de cette étude ne seront publiés que l'an prochain. Mais les données concernant spécifiquement la pratique des langues étrangères dans l'entreprise doivent, elles, être dévoilées dès aujourd'hui à l'occasion d'un colloque organisé par la Délégation générale à la langue française, « Le français, une langue pour l'entreprise ».

Responsabilité élevée

Premier enseignement de l'enquête de la Dares, analysée par le Centre d'études de l'emploi : les langues étrangères, et au premier chef l'anglais, tiennent une place très significative dans le quotidien des travailleurs français. Parmi les 14.350 collaborateurs d'entreprises de 20 personnes ou plus interrogés, représentatifs de 7,5 millions de salariés environ, 26 % exercent une activité impliquant de parler ou d'écrire régulièrement un idiome étranger. Dans 89 % des cas, il s'agira en premier lieu de l'anglais, loin devant l'allemand (5 %), l'espagnol (2 %), l'italien (1 %). La proportion de personnes amenées à lire des documents rédigés dans une langue autre que la leur est plus élevée encore, puisqu'elle atteint 32 %.

Pratique d'une langue et exercice d'une responsabilité élevée vont de pair : ainsi, 80 % des personnes parlant, écrivant et lisant une langue étrangère ont fait des études supérieures, contre 35 % seulement pour la moyenne des salariés interrogés. Corrélativement, 59 % sont des cadres, et 3 % seulement des ouvriers. Ces actifs sont également plus jeunes et plus masculins. De même, le secteur privé est plus familier que la fonction publique des idiomes étrangers. C'est dans les relations avec l'extérieur de l'entreprise que ces derniers ont le plus cours, puisque 43 % des utilisateurs les pratiquent avec des fournisseurs, et 53 % avec des clients. Toutefois, traduction de l'internationalisation accrue des sociétés, 29 % des personnes concernées échangent aussi dans une langue étrangère dans le cadre des relations avec leurs collègues.

Le point le plus révélateur de l'enquête est cependant celui touchant à la proportion des interviewés qui affirment que la lecture d'un texte en langue étrangère présente pour eux un caractère gênant. Tel est le cas de 22 % d'entre eux. Rapporté à la population active dans les entreprises de 20 employés ou plus, ce groupe représente plus de 500.000 personnes. Si on prend aussi en considération les collaborateurs de PME de moins de 20 personnes, non inclus dans l'enquête de la Dares, on peut considérer que le nombre des salariés mal à l'aise face à des documents en langue étrangère est encore largement supérieur. « A défaut d'êtres surprenantes, ces données sont inquiétantes. Elles révèlent un sentiment d'insécurité linguistique qui constitue un trouble à la cohésion sociale. Face à ce phénomène, est-il davantage opportun d'agir par un respect plus vigilant du droit au français dans l'entreprise, ou bien de favoriser les formations linguistiques ? A mon sens, les deux termes de cette alternative ne sont pas contradictoires. Une bonne politique d'entreprise peut être de concilier les deux objectifs », analyse Xavier North, le délégué général à la langue française.

Formation insuffisante

Le cas québécois est en l'occurrence édifiant. Dans la Belle Province, où la « loi 101 » impose des dispositions très strictes en matière du respect du français, 62,5 % des actifs francophones utilisent couramment l'anglais dans leur travail, mais ils ne sont que 12 % à en éprouver une gêne. La France a d'autant plus de chemin à parcourir pour imiter cet exemple que l'effort d'enseignement des langues dans les entreprises y demeure réduit. Selon la Dares, si 62 % des personnes déclarant éprouver une gêne à comprendre une langue étrangère ont suivi une formation durant leur vie professionnelle, seuls un dixième d'entre eux l'a effectuée dans le domaine linguistique.

Longtemps relégué au second plan, le débat sur la maîtrise des langues dans l'entreprise a pris aujourd'hui davantage d'acuité. L'accident de surirradiation survenu à l'hôpital d'Epinal, dont une des causes semble liée à une erreur de réglage d'un appareil de radiographie, dont le mode d'emploi était rédigé en anglais, a replacé de façon tragique le sujet dans l'actualité. Mais le dossier trouve aussi ses prolongements sur le terrain du droit. Les tribunaux se montrent de mieux en mieux disposés envers les défenseurs du droit au français dans l'entreprise. La cour d'appel de Versailles a ainsi confirmé l'an dernier la condamnation de General Electric Medical Systems (Gems) à mettre sans délai à disposition de ses salariés une version française de ses logiciels informatiques et des documents relatifs à la formation des personnels. Le tribunal de Nanterre, de son côté, a imposé en avril de cette année à Europ Assistance de fournir à ses employés la traduction de deux logiciels, sous peine, passé trois mois, d'une astreinte de 5.000 euros par document et par jour de retard.

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Lundi 3 décembre 2007
Nouvelle photo mise sur l'album "Contribution Photographique"
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